« Une taxe locale sur les enseignes des magasins » – Reportage diffusé sur France 3

Adoptée le 4 août 2008 dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie (LME), le Conseil du Commerce de France – qui regroupe les organisations professionnelles du commerce – dénonce les conditions d’application de la taxe locale sur la publicité extérieure par les communes.

Il est inadmissible que des entreprises soient taxées d’office alors que la loi ne le permet pas, qu’elles soient obligées de vérifier l’assiette et le tarif appliqués par leur commune et qu’elles doivent multiplier les recours pour faire valoir leurs droits.

Que ce soit sur la notion d’enseigne ou sur le tarif applicable, il y a aujourd’hui trop d’erreurs d’interprétation.

Le Conseil du Commerce de France demande que cette nouvelle taxe soit suspendue jusqu’à ce que les conditions de sa mise en œuvre soient clairement établies. Une concertation doit être engagée entre les pouvoirs publics et les entreprises pour mettre un terme aux abus et aux dérives observés.

Pour en savoir plus :

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Fanny Favorel-Pige, Secrétaire générale du CdCF

Date : 10 mars 2010 | Catégorie(s) : Fiscalité
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Dans un courrier adressé à Christine Lagarde, ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, Jean-Marc Génis, Président exécutif de la FEH (Fédération des enseignes de l’habillement), et Claude Boulle, Président exécutif de l’UCV (Union du grand commerce de centre-ville), attirent l’attention du Gouvernement sur les conséquences négatives de la réforme de la taxe professionnelle pour les grandes enseignes du commerce.

Ils soulignent que la contribution économique territoriale (CET) destinée à remplacer la taxe professionnelle devrait se traduire par des augmentations d’impôts comprises entre 9 et 35 %.

Rappelant que la réforme de la taxe professionnelle ne doit pénaliser aucune entreprise, les deux fédérations avancent plusieurs propositions dont l’exclusion des salaires de la définition de la valeur ajoutée.

Pour en savoir plus, voir le courrier adressé à Christine Lagarde.

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Jean-Marc Génis, Président exécutif de la FEH (Fédération des enseignes de l’habillement) et Claude Boulle, Président exécutif de l’UCV (Union du grand commerce de centre-ville)

Date : 14 septembre 2009 | Catégorie(s) : Fiscalité
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La réforme programmée de la taxe professionnelle s’inscrit dans une politique fiscale qui mérite d’être encouragée. La suppression des équipements et bien matériels (EBM) de son assiette, inscrite dans la proposition gouvernementale et destinée à être discutée lors de la prochaine loi de finances, représentera une réelle avancée notamment pour les entreprises industrielles en favorisant directement leurs investissements et donc leur compétitivité sur le plan international.

Hélas, la compensation intégrale du coût de cette mesure est aussi envisagée. C’est là où le débat commence. Comment l’Etat et les collectivités locales se répartiront cette facture évaluée, in fine, à plus de 6 milliards d’euros ? Contrairement à certaines annonces, il faut d’ores et déjà comprendre que la réforme de la taxe professionnelle ne sera pas un cadeau aux entreprises, tous secteurs et toutes tailles confondus. Certains secteurs y gagneront, alors que d’autres secteurs, notamment celui du commerce, pourraient en faire les frais, si les propositions du gouvernement ne sont pas modifiées.

Regardons en effet les recettes compensatrices envisagées.

Et autant commencer par dire tout de suite que la taxe carbone ne sera pas une mesure compensatrice, contrairement aux premières annonces. La taxe carbone aura certainement le mérite de s’inscrire dans l’air du temps car la fiscalité verte est moderne et populaire. De plus et objectivement, elle risque fort d’être utile et appréciée des générations futures.

Mais évidemment la taxe carbone ne sera pas là pour compenser le manque à gagner de la réforme de la taxe professionnelle. Pour sauvegarder leurs finances, les collectivités locales vont donc demander des garanties à l’Etat, lui-même peu enclin à creuser son déficit.

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Pierre Gogin, Président de la Commission Fiscale du Conseil du Commerce de France

Date : 10 août 2009 | Catégorie(s) : Fiscalité
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Fédération des enseignes du Commerce Associé (FCA)

Voilà quelques temps que le Président de la République a proposé de supprimer la taxe professionnelle, ou plus exactement de la réformer, afin d’améliorer la compétitivité de nos entreprises et de freiner les velléités de délocalisation de certains. Toute réforme s’accompagne inévitablement d’ajustement et, en l’occurrence, celle-ci ne devait pénaliser aucun secteur économique. Or, au regard des derniers travaux en date de Bercy – extension de la CVA aux entreprises réalisant au moins un chiffre d’affaires de 500 000€ et plafonnement à 3% – il en ressort que l’ensemble du commerce enregistrerait une hausse de 22% du montant de la taxe par rapport à celle acquittée actuellement.

Ce constat nous amène ainsi à plusieurs réflexions. Pourquoi pénaliser un secteur créateur d’emploi et non délocalisable (Internet exclu ?) Pourquoi pénaliser un secteur composé majoritairement de TPE, PME et surtout d’ETI qui sont et doivent rester les piliers de notre tissu économique ? Il semblerait beaucoup plus équitable d’envisager un plafond à 1,5 % voire 2 % au maximum. Alors cette réforme ne favoriserait certes probablement pas le commerce, mais ne le pénaliserait pas non plus…

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Fédération du Commerce Associé (FCA)

Date : 9 août 2009 | Catégorie(s) : Fiscalité
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Agnès Bricard, Vice-présidente du Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables

Portée de la réforme :

Le 5 février 2009, la prochaine suppression de la taxe professionnelle est annoncée par le Président de la République.

L’ampleur de la réforme est rapidement précisée : elle ne visera que la part de l’assiette correspondant aux Equipements et Biens Mobiliers (EBM) qui représentent 80 % du total des bases de la TP, et non la part relative aux immobilisations passibles de taxe foncière (valeur locative cadastrale). Rappel : la part de l’assiette correspondant au salaire ayant été supprimée.

  • Le gain net fiscal pour les entreprises est évalué à 6,8 milliards d’euros.
  • La perte pour les collectivités qui est évaluée à 22,2 milliards d’euros (sur un total de 28 milliards d’euros), devra être entièrement compensée.
  • Le coût net de l’opération pour l’Etat est, quant à lui, évalué à 8 milliards d’euros qui se décomposent de la façon suivante : 22,2 milliards à verser aux collectivités locales desquels il convient de déduire à la fois la suppression des allègements et dégrèvements relatifs aux EBM actuellement compensés par l’Etat, auxquels il convient d’ajouter l’augmentation de l’impôt sur les sociétés consécutive à la réduction partielle de la taxe professionnelle.

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Agnès Bricard, Présidente du cabinet d’expertise comptable Bricard, Lacroix & Associés

Date : 4 août 2009 | Catégorie(s) : Fiscalité
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